En pleine réflexion pour la rentrée prochaine, je remonte cet article concernant la mise en place de mon fonctionnement de classe. Après plusieurs années à tâtonner, tester, lire des articles, ma façon d’enseigner à beaucoup changée et s’est peu à peu précisée. J’en sais dorénavant un peu plus sur ce qui fonctionne et les erreurs à éviter, la première étant: aller trop vite!! Les premières fois, j’étais tellement enthousiasmée par tout ce que je pouvais lire que je voulais tout mettre en place rapidement…
Cette année je vais lier les textes PICOT et mes textes de découverte de la lettre. Peu de changement pour les séances. Les textes de découvertes changent pour certaines lettres. Les exercices restent les mêmes. Par contre les dictées seront en lien aussi bien avec le vocabulaire du texte, qu’avec la lettre étudiée et en lien avec les notions abordées dans la méthode FDLG Picot. Plus d’infos ici
2022/2023
L’année dernière, j’ai testé l’entrée graphémique en CE1 sans toutefois lâcher complétement la phonétique. J’avais gardé quelques sons tels que on, oi, an… Le travail sur les lettres a très bien fonctionné. Le fait de partir de ce que l’on voit, classer, comparer et jouer avec les mots, donne du sens à la pratique.
Ayant été inspectée cette année, l’inspectrice m’a conseillé d’aborder les sons très complexes tels que « ail » « ouill » plus tôt dans l’année au lieu d’attendre la fin de celle-ci. J’avais donc dans l’idée de revoir ma programmation durant l’été. J’ai donc fait d’autres recherches sur l’orthographe graphémique et je suis tombée sur le site de l’académie de Grenoble. J’ai apprécié la transversalité de l’approche avec une analyse mêlant orthographe, grammaire, conjugaison et lexique. Cependant il n’y a que certaines lettres qui sont abordées. J’ai donc revu mon mémo des sons (transformé en mémo d’orthographe) et j’ai préparé des séquences sur le même principe avec les lettres qui me manquaient.
Notre travail a pour but de permettre une entrée réflexive dans l’orthographe, donnant des outils aux élèves, leur permettant de se questionner. Ce travail sur la valeur des lettres nécessite plusieurs séances qui établissent des liens entre l’orthographe, le lexique, la conjugaison, la lecture (déchiffrage et compréhension) et l’écriture.
Au CE1-CE2 notre objectif est d’aider les enseignants à basculer d’une approche phonographique à une approche orthographique
Voici mon dernier projet qui m’enthousiasme énormément : Jacques et le haricot magique. Le printemps étant de retour et ma collègue travaillant sur la germination du haricot, ce conte colle parfaitement à cette nouvelle période.
Un nouveau locataire a élu domicile dans notre classe.
Nous avons tout d’abord adressé une lettre aux élèves de ma collègue afin de leur demander s’ils pouvaient nous confier la garde d’un phasme. 4 Cm1 sont venus nous expliquer comment prendre soin de notre nouveau locataire sans nous dévoiler trop d’informations car je souhaite faire des recherches documentaires par la suite..
Après ces explications mes élèves ont réalisé des affichages pour expliquer ce qu’ils ont appris des cm1:
Pour aborder ce thème je suis partie d’albums de littérature de jeunesse qui permettent à la fois de travailler des stratégies de compréhension de lecture mais également d’ouvrir à la discussion.
Dinette dans le tractopelle: aborde le vocabulaire du jeu et la question du genre: peut-on jouer à tous les jeux ou existe t-il des jouets pour filles et d’autres pour garçons?
Je m’ennuie, On a pas allumé la télé et Un grand jour de rien: abordent la question des écrans qui empêchent l’imagination.
Depuis plusieurs années, nous constatons que les écrans ont pris une place très importante dans la vie de nos élèves. Les écrans font partie de leur réalité depuis toujours. Nous aussi, adultes, avons regardé la télévision lorsque nous étions enfants. Mais notre exposition était plus limitée du fait du nombre restreint d’écrans existants à l’époque.
» Aujourd’hui, un foyer en France est équipé en moyenne de 6 écrans, et il existe plus de 600 chaînes de télévision !«
Si les écrans constituent un formidable outil d’apprentissage et de communication, une surconsommation entraine de graves conséquences:
– trouble du sommeil dû à la lumière bleue, trouble du développement dû au manque d’interactions, trouble du langage, obésité…
L’école a un rôle important à jouer dans l’éducation aux écrans. Pour ce faire, nous avons choisi de redonner une place prépondérante au jeu. Les élèves de notre école jouent très peu, ont peu de jeux. Beaucoup ne connaissent pas ou peu les jeux traditionnels. Au delà des jeux traditionnels, force est de constater que les élèves « ne savent plus jouer », ils ont du mal à créer et imaginer sans modèle. L’utilisation de smartphones, tablettes ou autres écrans est utilisé pour parer à l’ennui. Or l’ennui est une très bonne source de créativité.
Pourquoi on joue?
Voici un rapide aperçu des axes abordés à travers ce thème. En cliquant sur les titres dans le PDF, vous serez dirigés vers les différents articles:
Les élèves sont de plus en plus exposés aux écrans et ceci dès leur plus jeune âge. Un vrai danger pour leur santé car une surexposition aux écrans peut entrainer obésité, retard de langage, difficulté de socialisation, échec scolaire, dépression, troubles du sommeil…
En début d’année j’ai fait une petite enquête que la place des écrans chez mes élèves. Ils devaient cocher les écrans présents dans la maison et évaluer leur utilisation: une fois par semaine, / mercredi et samedi/ tous les jours ou presque. Les résultats sont sans appel…